La ventilation double flux est aujourd’hui reconnue comme l’une des solutions les plus performantes pour améliorer la qualité de l’air intérieur tout en réduisant les consommations énergétiques d’un bâtiment.

Une question revient cependant régulièrement : peut-on chauffer un bâtiment avec une VMC double flux ?

Comment une VMC double flux récupère-t-elle la chaleur ?

Contrairement à une ventilation simple flux qui extrait simplement l’air intérieur, la VMC double flux est équipée d’un échangeur thermique.

L’air chaud extrait des pièces humides transmet son énergie à l’air neuf entrant sans que les deux flux ne se mélangent.

Ainsi, en hiver, l’air insufflé dans les pièces est préchauffé avant d’entrer dans le bâtiment.

Cette récupération de chaleur permet de limiter fortement les déperditions énergétiques liées au renouvellement d’air.

Peut-elle remplacer totalement le chauffage ?

Dans la majorité des bâtiments traditionnels, la réponse est non.

Une VMC double flux n’est pas un générateur de chaleur. Elle valorise une énergie déjà présente dans le bâtiment mais n’en crée pas.

Sa capacité à contribuer au chauffage dépend de plusieurs paramètres :

Le niveau d’isolation

Plus un bâtiment est performant, moins ses besoins de chauffage sont importants.

L’étanchéité à l’air

Un bâtiment présentant peu de fuites d’air valorisera davantage la chaleur récupérée.

La zone climatique

Les besoins d’un bâtiment situé dans le nord de la France ne seront pas identiques à ceux d’un bâtiment situé sur le littoral méditerranéen.

Le débit de ventilation

Le réseau de ventilation n’est généralement pas conçu pour transporter les mêmes puissances qu’un système de chauffage dédié.

Une solution idéale pour réduire les consommations

Même lorsqu’elle ne remplace pas le chauffage, la VMC double flux contribue fortement à :

  • réduire les besoins de chauffage ;
  • améliorer le confort thermique ;
  • limiter les sensations de courants d’air froid ;
  • maintenir une excellente qualité de l’air intérieur.

Les solutions les plus avancées intègrent aujourd’hui des technologies thermodynamiques permettant d’aller encore plus loin dans la valorisation énergétique.